Du 1er au 8 février, nous avons vécu notre retraite annuelle communautaire. Que peut signifier une semaine de retraite pour des moniales déjà vouées à la prière, au silence, à une vie à l’écart de l’agitation du monde ? Peut-être peut-on citer ce que saint Benoît dit à propos du Carême : ‘Ils (les moines) se purifieront en ces jours très saints de toutes les négligences des autres jours ». Semaine où le travail et les contacts extérieurs sont réduits au strict nécessaire, dégageant du temps pour la prière et la lectio divina, avec de longues plages de silence et une attention accrue à ne pas nous gêner mutuellement. Nous étions accompagnées sur ce chemin de retour au cœur par Dom André-Jean, ancien abbé de l’abbaye d’En-Calcat : un Père spirituel selon la tradition monastique, plein d’expérience, de bonté et d’humour. Il nous a guidées de l’amour de la vérité à la vérité de l’amour, un couple de mots qu’on trouve fréquemment dans le Bible, qu’on trouve aussi dans la Règle de saint Benoît, pas facile à tenir dans la vie.
Groupe des Citharistes d’Echourgnac
Depuis une bonne dizaine d’années un groupe de citharistes se retrouve à l’Abbaye d’Echourgnac pour des sessions ou des journées de travail.
Comment est né ce groupe ? Tout simplement une coïncidence d’événements qui ont fait que Mère Geneviève-Marie et moi-même ont souhaité qu’une formation de cithare ait lieu pour permettre une meilleure connaissance de cet instrument et un jeu qui aide à la prière liturgique.
Ce groupe a commencé avec 3 personnes : 1 sœur de l’abbaye, 1 frère et moi-même et à présent la région du Sud-Ouest réunit une bonne quinzaine de citharistes. Au début de décembre se déroule la session d’hiver, 3 journées de travail et chaque mois une journée pour ceux qui le souhaitent. Au début de l’été, le groupe de la région de l’Ouest, une quinzaine également, vient le rejoindre pour une session de 3 jours. Ces sessions sont attendues avec impatience et joie. La raison ? Vous la devinez : accueil chaleureux, liturgie soignée et priante qui nous soutient, ambiance amicale et fraternelle entre les citharistes et aussi avec les Sœurs de l’abbaye.
Nous souhaitons que ces rencontres musicales, mêmes avec quelques fausses notes, les Sœurs sont indulgentes, puissent continuer pour la joie de chaque participant !
L’occasion de dire ici, haut et fort, un grand merci à Mère Geneviève-Marie ainsi qu’à la communauté et tout particulièrement à la Sœur Hôtelière qui met tout en œuvre pour que nous soyons bien chez elles.
Une participante
Canonisation du frère Raphaël
Le 11 octobre le Benoît XVI célébrait place Saint Pierre la cannonisation de Jeanne Jugan, du Père Damien et de troix autres bienheureux, dont un, moins connu du grand public mais tres cher à notre coeur, un frère Trappiste espagnol, moine de San Isidro: le Fr Raphaël ... Evénement exeptionnel, puisqu'il s'agissait de la première cannonisation "officielle" d'un moine cistercien !!! ( Il faut dire que jusqu’au 16° siècle, c'est l’approbation de l'évêque qui suffit à établir le culte local d’un saint.) Cela meritait un déplacement, et c'est le noviciat au complet qui a eut la chance de participer à l'événement... Et puisqu'il fallait aller à Rome, autant y passer quelques jours pour découvrir la ville éternelle... Voyage inoubliable pour toutes qui a pris des allures de marathon pour découvrir en quelques jours les églises de la ville éternelle et les grands lieux de l'histoire chrétienne : une mention spéciale pour les "scavi" sous Saint Pierre, une visite à faire absolument ..
sans oublier les glaces italiennes bien nécessaires pour reprendre des forces...Le samedi le noviciat retrouvait d'autres frères et soeurs de l'ordre pour une eucharistie à l'église du Gésù avant la grande célébration du dimanche. Beaucoup de monde place Saint Pierre, mais la déception de voir qu'au dernier moment c'est l'interieur de la basilique qui a été choisi comme lieu de célébration. Aprés la Messe un repas festif rassemblait frères et soeurs de l'ordre et les pélérins d'Espagne venus nombreux pour l'événement...